Un lombricomposteur dans le 16ème

Dans notre trois pièces, il y a un jardin. Dans ce jardin, il y a un lombricomposteur….

Amis de la littérature enfantine, la comparaison avec la comptine de Poule Rousse s’arrête là. Depuis un an, je me suis mise au compostage urbain grâce aux lombrics.

Ce n’est pas bien compliqué à faire, mais cette pratique réserve quelques surprises.

Le compostage individuel en ville

Je ne comprendrais jamais pourquoi, en France, les végétaux ne sont pas triés au même titre que le verre et le carton pour créer des compostières géantes. Les Italiens ont mis en place ce tri depuis au moins 10 ans… à Milan en tout cas… et les Français continuent vaillamment de crier partout que l’écologie est une nécessité, que « la maison brule » et jettent sans problème leurs déchets ménagers pour l’incinération :

  • Alors que cela va demander une quantité folle d’énergie pour les brûler… ils sont gorgés d’eau,
  • Que cette consommation d’énergie, c’est de l’argent public dépensé pour rien,
  • Et qu’au lieu de jeter cet argent et ces déchets au feu, nous pourrions très bien créer de la valeur en en faisant du compost. Dans un monde idéal, ce dernier pourrait être utilisé par des fermes en agriculture biologique ou en reconversion (lesquelles ont bien moins de subventions que les fermes qui pourrissent leur production de pesticides et autres poisons cancérigènes).

Bref, jeter les déchets compostables dans la poubelle commune est une aberration. Mais manifestement, ça ne gêne pas grand monde.

Changer le monde en commençant par soi-même, version vermicompost

Comme je n’ai plus 20 ans depuis longtemps et qu’en conséquence, je sais bien que ce n’est pas moi qui changerai le monde, je me suis achetée un lombricomposteur. Il est fabriqué en France et avait l’air pratique avec son petit robinet pour récupérer le thé de compost. Un engrais particulièrement efficace pour les plantes.

En tout, le lombricomposteur + des plateaux supplémentaires + les frais de port m’ont coûtés plus de 150 €…

Non, non, rien de rien, non, je ne regrette rien

Enfin si, un peu le prix quand même…

Les vers m’ont été donnés par une collègue sympa. Et voilà le lombricomposteur au fond de mon mini-jardin.

Nourrir les vers composteurs, un jeu pour les enfants

Au niveau de l’organisation à la maison, franchement, ça n’a rien de compliqué. Il suffit de se munir d’un récipient placé dans la cuisine qui recevra toutes sortes d’épluchures (pas de protéine animale, pas d’agrume, ni ail et oignon), le thé, le marc de café, le papier . Et hop, on jette le tout dans le premier plateau. Quand il est plein, ce qui arrive bien vite, on rajoute un nouveau plateau et les vers travaillent.

Aller récupérer du marc de café dans les cafés du 16ème arrondissement de Paris

Pour bien traiter mes vers de terre, avant de partir en vacances, j’ai eu la brillante idée d’aller chercher du marc de café usagé chez mes amis les cafés de Passy. C’était du gagnant-gagnant : mes vers seront ravis de ce mets et pour les cafetiers, ça viderait un peu leurs poubelles.

J’en ai fait trois :

  1. L’un a refusé en me faisant les gros yeux comme si je lui avais fait une proposition indécente,
  2. L’autre a refusé net,
  3. Le dernier a aussi refusé mais aurait bien voulu me le vendre, soit me vendre une partie de sa poubelle.

Résultat, mes vers attendront leur repas gastronomique. Sauf que je suis allée en désespoir de cause au Starbuck du Passy Plaza. Et là : miracle ! Non seulement les vendeurs ont été sympa et en plus, ils m’ont donné une belle boite, bien remplie de marc de café et le tout avec le sourrire.

Le top !

Les erreurs nichées dans le lombricomposteur

Pour moi, les principales erreurs avec le compostage maison sont les suivantes :

  1. Surcharger un plateau : les déchets finissent par pourrir, le compostage ne se fait pas et ça pue,
  2. Ne pas vider le compartiment de récupération du thé de compost toutes les semaines : les plateaux supérieurs sont noyés de liquide et le compostage ne se fait pas,
  3. Mettre les épluchures de pommes de terre directement : elles mettent trop de temps à se décomposer. Mettre du melon aussi est une mauvaise idée, sa décomposition produit une sorte de liquide immonde…
  4. Ne pas mettre de l’essui tout : ça ne se dégrade pas, retient l’humidité et ça pue,
  5. Laisser les roulettes : sur la terre et en raison du poids de la tour de compostage, les roulettes ont fini par se tordre et le vermicomposteur est tombé…

Une fois que l’on respecte les principes de base : alimenter tranquillement le lombricomposteur, mettre du papier ou du carton déchiré, mélanger parfois le tout, tout va bien.

Sauf quand les saisons s’en mêlent.

Mes lombrics ont disparu du composteur !

Nous sommes en juillet et après des températures caniculaires en début de mois, je décide d’inspecter le vermicomposteur histoire de voir comment il se comporte.

J’enlève tous les plateaux pour arriver au bac de récupération du thé de compost, je mélange pour aérer le compost sur chaque niveau et… plus aucun vers… ils ont disparu.

Catastrophe.

Je cherche jusqu’à une heure tardive de la nuit si cela s’est déjà produit et je ne trouve rien dans les forums.

Certains disent que les vers ne supportent pas les températures excédents 35 °C, d’autres qu’ils peuvent très bien les supporter, mais que dans tous les cas, quand les vers meurent, ça se voit.

Et je n’ai rien vu.

Qui m’aidera à éclaircir le mystère des vers qui ne sont plus là ?

Si vous avez une idée, laissez un commentaire en fin d’article.

 

 

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