Il fait bon vivre dans le 16ème à Paris ? Une blague ! C’est le Far West oui !

proxi-parisLe quotidien des familles est souvent compliqué et cela en raison du manque d’infrastructures adaptées (essayez de prendre le métro avec une Powertwin…) ou du comportement de malotrus.

Clarisse, jeune mère de famille nous envoie ce mail, envoyé au préalable, au Maire du 16ème arrondissement de Paris. Très instructif.

 » Cher Claude GOASGUEN, Cher Monsieur le Maire du 16ème arrondissement,

 Ce mail pour vous informer d’une situation vécue ce jour, samedi 6 juillet et qui reflète bien un certain état d’esprit que subisse les parisiens.

 Samedi matin, notre petite famille composée de moi (la mère de famille, vous l’aurez compris), mon mari (en béquille suite à un accident de ski) et mes deux fils (respectivement 8 mois et 3 ans), nous marchons dans la « rue des vignes » pour nous rendre au jardin du Ranelagh. Nous empruntons le trottoir des numéros impairs car il y a moins d’intersections à traverser, c’est donc plus sécurisé.

 Au  numéro 77 de cette « rue des vignes », il y a un magasin Proxi, avec un joli étal de fruits et légumes. Depuis quelques temps, à cet endroit, il y a un échafaudage qui laisse juste une toute petite place pour les piétons.

 A 10 h, aujourd’hui, nous sommes donc sur ce trottoir. Le commerçant en plus de son étal a une table pliante dont il se sert comme desserte pour réapprovisionner ses marchandises. Nous attendons qu’il retire cette table pliante pour que nous puissions passer. Il consent bien gentiment à le faire, en prenant tout son temps mais en lançant à mon mari (qui marche avec deux béquilles) « dépêchez-vous monsieur ».

 Au retour, il est 12h. Exactement le même scénario. Le commerçant obstrue le passage sur le trottoir au niveau de son magasin. Un groupe de passants lui signifie qu’il doit laisser le trottoir libre, il ne répond pas. Je lui demande de laisser le passage et j’attends avec mes deux enfants en bas âge et mon mari. J’attends. Au bout d’un moment, je lui re-demande de laisser le passage libre. Ce qu’il ne fait pas. La situation dégénère, le ton monte. J’appelle le 17 « Police secours » qui me répond que ce n’est pas de sa compétence. Avec le commerçant du Proxi, le ton se fait agressif et on en vient pratiquement aux mains. Je rappelle que je suis en poussette… Une situation ubuesque. Il finit par dire « non vous ne passerez pas ». Bref, la situation est bloquée au sens propre comme figuré. La famille recule, se met sur la route pour contourner l’échafaudage au mépris de la plus simple sécurité.

 En rentrant chez moi, j’appelle le commissariat de quartier. L’interlocuteur me dit qu’ils vont aller voir le commerçant du Proxi. Personne ne prend mes coordonnées.

 Je ne sais pas si cela a été fait. Ce que je sais en revanche, c’est qu’il y a une occupation du domaine public frauduleuse, un comportement scandaleux de la part de ce commerçant de quartier et un problème de sécurité.

 C’est le Far West dans le 16ème.

Un commerçant peut-il s’accaparer une partie du domaine public pour établir un droit de passage ? On est loin du « bon vivre » dans le 16ème arrondissement de Paris, n’est-ce pas ?

 J’écris ce mail, comme une bouteille à la mer, sachant pertinemment qu’il y a peu de chance pour qu’il ait un quelconque écho, voire un rappel à la loi pour ce charmant commerçant. C’est la nouvelle mode des services publics de ne pas intervenir. Alors, pour un « refus de passage » qui plus est… tout cela est bien consternant.

 J’écris également à vos adjoints au Maire concernés. Pour information, ce mail sera diffusé sur internet.

 Très respectueusement, « 

En attente de réponse…

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