Mettre l’écologie à la hauteur de son enfant

 

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Les gestes écolo pour les petits

 

Sauver la planète (ou plutôt l’Humanité) est devenue une urgence. Notre maison brule depuis longtemps et nous continuons de regarder ailleurs.

C’est bien dommage, car les discours les plus alarmistes risquent de devenir très réalistes si les individus ne modifient pas leurs comportements au quotidien et si les politiques continuent de considérer que « la croissance » est la valeur ultime de leurs projets.

Pour les adultes, l’émission CO2 mon amour de Denis CHEISSOUX sur France Inter est excellente.

Le sujet est bien vaste et les sujets nombreux pour les grands et petits. En attendant, comme la légende du colibri est tout de même bien belle, voici comment mettre l’écologie à la hauteur des enfants.

 

Se considérer comme des invités sur cette terre en observant la nature

Imaginez un jardin, bien vert, bien foisonnant. Vous avez décidé de vous reposer dans cet endroit de verdure ombragé et de profiter de votre dimanche. Seulement, une merlette ne l’entend pas de cette oreille et pousse des cris pour vous faire partir. En regardant attentivement son jeu, vous vous rendez-copte, qu’un peu plus haut, il y a un nid qui pourrait fort bien être le sien.

Alors qui a raison ? Vous qui êtes propriétaire des lieux et qui entendez bien en profiter comme bon vous semble ?

Ou la merlette qui se fiche pas mal de votre titre de propriété et qui veut défendre son nid ?

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Soumettez ce dilemme à des enfants. À mon avis, leur réponse ne sera pas du tout conforme à celle des adultes.

 

Il me semble qu’observer la nature est le meilleur moyen de la respecter, de ne pas la souiller.

En complément de cette démarche éducative, le livre Dokéo J’observe la nature est bien pensé. Regarder la nature attentivement, c’est aussi une manière de la connaitre et de la comprendre.

 

Sensibiliser les enfants sur les déchets

Béa Jonhson a fait beaucoup pour l’écologie avec son livre 0 déchet. Cette franco-californienne propose dans son livre une vision à 360 ° sur notre manière de vivre… et donc de consommer.

Elle inverse le paradigme dominant aujourd’hui : quelle est la valeur de l’objet ?

Pour retenir celui de : cet objet correspond-t-il vraiment à un de mes besoins ?

Ce changement est une révolution dans nos vies. Nous sommes encombrés d’objets soi-disant « gratuits » qui ne servent absolument à rien. Et « gratuits », ils ne le sont pas tant que cela, car il a fallu de l’énergie pour les produire (ça a un coût que quelqu’un paye) et il en faudra pour le détruire (ce qui a aussi un coût que tous les citoyens payent avec leurs impôts).

Ainsi, se libérer de la tentation du gratuit permet de revoir une manière de consommer. Le raisonnement est très accessible pour des jeunes enfants qui n’ont pas encore bien intégré la valeur de l’argent.

 

Avoir un lombricomposteur chez soi

Une autre manière de réduire ses déchets et donc de ne pas asphyxier la planète est d’avoir un lombricomposteur.

Le principe du compostage par les lombrics est d’avoir une « maison à vers de terre » à qui l’on donnera tous les déchets « verts » de la famille. Au bout de quelque temps, il suffira de récolter le compost et de le réutiliser dans le jardin, ce qui évitera d’acheter de l’engrais (encore un besoin inutile).

Avec les enfants, il est assez amusant de « nourrir » les vers de terre pour qu’ils transforment nos déchets en terre.

C’est un éveil à la responsabilité de nos gestes du quotidien… très loin du modèle dominant de l’hyper-consommation. Ce qui est déjà un bien en soi.

 

Planter des graines et les lever puis se développer sous le regard d’un enfant

Si tout le monde n’a pas de jardin, en revanche, tout le monde a des fenêtres. Leurs bords peuvent accueillir des jardinières. D’ailleurs, vous pouvez même en récupérer dans la rue, le jour des encombrants. Ce sera gratuit, limitera les déchets, c’est un jeu gagnant-gagnant.

Avec vos jardinières, vous aurez ainsi un mini-laboratoire. A vous les expériences scientifiques ou en tout cas agricoles avec vos enfants !

Une expérience simple à mener chez soi :

Achetez des tomates, variétés anciennes. Faîtes attention, sélectionner des tomates qui ne sont pas des hybrides F1 car leurs graines sont stériles. Autrement dit, si elles germent, leurs plans ne donneront aucun fruit (oui, la tomate est un fruit).

Avec vos tomates non-modifiées, récoltez les graines. Après, vous avez deux options :

  • Soit vous mettez directement vos graines en terre,
  • Soit vous les faîtes sécher, vous les conserver au réfrigérateur ou dans un endroit sec et vous les planter en mars / avril.

Si vous ne voulez pas récolter les graines, il y a des boutiques sur internet que je trouve bien faites comme Germinance, La ferme de Sainte Marthe ou Alsagarden.

Après vous attendez, en jetant un coup d’œil de temps en temps. Si tout va bien, vous aurez la surprise de voir de timides petits plans sortir et devenir de plus en plus vigoureux.

Vous pouvez même poursuivre l’expérience en essayant de faire une greffe avec un pied d’aubergine pour observer les différences entre un plan greffé et un plan non greffé.

L’intérêt, c’est de permettre à l’enfant d’observer et d’intégrer un cycle de la vie des plantes. Et, à terme déguster sa propre production, laquelle, même modeste, vous apportera une grande satisfaction.

 

Si vous aussi vous avez des astuces pour transmettre une certaine conscience du respect de la terre à nos enfants, n’hésitez pas à laisser un commentaire en bas de page.

 

 

Crédits photos : © ulkas – Fotolia.com

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